Le centre Saint Jean Bosco

LE SEISME

 

Le 12 janvier 2010, un séisme d’amplitude 7,3 sur l’échelle de RICHTER ravage Haïti, fait des dizaines de milliers de victimes et cause des dégâts considérables, principalement dans les régions de PORT-AU-PRINCE et de JACMEL.

Tout a basculé en moins de 40 secondes !

Dans l'histoire du peuple haïtien, il n'y a pas de plus grande catastrophe que le tremblement de terre qui a dévasté les départements de l’Ouest, des Nippes et du Sud-est, zones les plus affectées. Plus de 30 communes détruites !

Le Président René Préval et le premier ministre Jean Max Bellerive parlent de plus 212 000 morts, de 250 000 maisons en ruines, dont une trentaine de milliers d’entreprises commerciales.

D’après les experts, 75 % de la ville de Port-au-Prince, la capitale, ont été effacés de la carte d’Haïti et plus d’1 million de personnes sont sans abri !

 

Fuyant la catastrophe, la population de Port-au-Prince et ses environs, estimée à plus de 2 millions d’habitants se réfugie dans les villes de province.

 

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Cependant, l’ONU pense, à juste titre, que "les enfants sont la catégorie qui subira le plus les conséquences du terrible drame".

Que deviendront-ils ? Les enfants sont les vrais perdants.

 

Avant le 12 janvier 2010 le pays comptaient près de 300 000 orphelins répartis dans 200 institutions reconnues par l’Institut du Bien-être Social et de Recherche (IBESR), entité du Ministère des Affaires Sociales. L’on ne tenait pas compte des enfants orphelins recueillis dans les familles, des orphelins vivant dans la rue et les orphelins restavèk (en servitude).

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HAÏTI A BESOIN DE NOUS

Claude G, Général de Gendarmerie et commandant des Bérets Bleus de l’ONU en Haïti de mars 1998 à juin 1999, décide alors de reprendre contact avec les personnes (ex-soldats de la mission de maintien de la paix de l'ONU, Haïtiens de souche ou expatriés) qu’il connait de cette époque, ainsi qu’avec quelques amis, à qui il propose de venir en aide aux populations frappées par le malheur.

 

Claude G. prend également contact avec Claude D, l'un de ses anciens compagnons d'armes d’Haïti en poste à JÉRÉMIE pendant six mois et fondateur de l’association «SOS Enfants du Monde» dont il est aussi le Président et avec qui il conserve des liens privilégiés.

Les deux Claude connaissent bien le pays pour y avoir séjourné et travaillé de longs mois.

Claude G, à l'initiative de ce projet s'engage !

   - à en assurer le suivi en se rendant deux fois par an en Haïti,

   - à récolter des fonds qui seront spécifiquement utilisés pour celui-ci et au profit exclusif des enfants (42% des Haïtiens sont âgés de moins de 14 ans).

Le choix du lieu se porte sur Jérémie que Claude D, connaît particulièrement bien pour avoir travaillé pendant 6 mois dans cette ville de la province de La Grande Anse.

Claude G, effectue son premier déplacement sur l’île, du 31 mars au 9 avril 2010. Il prend contact avec une religieuse canadienne, Sœur Hélène MERCIER , connue à JÉRÉMIE, pendant son séjour en Haïti. Celle-ci lui parle alors d’un prêtre haïtien de ses amis, le Père Louis-Jean ANTOINE, à la recherche de fonds pour poursuivre la réalisation d’une école et centre de formation dont il a commencé en août 2009, la construction à JÉRÉMIE (sur un terrain de 850 m2 appartenant à sa famille). Il prévoit d'y accueillir, à terme, 200 enfants en situation de grande précarité.

 

Dès son retour en France, Claude GRUDÉ, soumet à l’association qui le valide, le projet St Jean Bosco. Celui-ci présente de solides garanties (identification au plan local d’interlocuteurs expérimentés, dignes de confiance, avec lesquels il est possible d’entrer facilement et rapidement en contact) et en parfaite cohérence avec son objectif. Claude GRUDÉ, Claude DI MARIO et leurs interlocuteurs haïtiens, élaborent une stratégie et montent une opération qui se veut simple mais efficace. Elle prend le nom de SOS ENFANTS D’HAÏTI.

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Fort d'un carnet d'adresses bien rempli, Claude G, collecte des fonds pour la construction des bâtiments.

Fidèle à sa promesse, Claude G se rend deux fois par an en Haïti pour rencontrer le Père ANTOINE et sœur Hélène MERCIER, afin de leur remettre l'argent récolté auprès des différents donateurs, suivre l'évolution de la construction du Centre St Jean Bosco.

Entre 2014 et 2020, c'est 64 300 euros qui ont été versés au Centre St Jean Bosco par l'association.

Cette somme a été employée pour la remise en état du Centre après l'ouragan Matthew, au financement de la scolarité des enfants nécessiteux et à la distribution d'un apport alimentaire supplémentaire (goûters) à l'ensemble des écoliers accueillis.

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L'ouragan SANDY

 

Du 24 au 26 octobre 2012, il frappe par surprise (aucun bulletin d'alerte n'ayant été diffusé) la partie Ouest d'Haïti. Il cause des dégâts considérables, avant de semer la désolation sur la côte Est des Etats-Unis. C'est dans les camps de réfugiés du bas de PORT AU PRINCE que l'on déplore la quasi totalité de la centaine de morts et disparus annoncés.

La rivière Grise sort de son lit dans le secteur de Croix des Missions, elle emporte des dizaines de baraques et de tentes et noie leurs occupants.

Le département de la Grande Anse (dont Jérémie est le chef lieu) est le plus durement touché par des pluies diluviennes et des vents qui soufflent à plus de 190 km/heure.

 

Dans les communes de DAME MARIE et ANSE D'HAINAULT (à la pointe extrême sud-ouest de l'île) les plantations sont totalement détruites et de nombreuses maisons implantées en bord de mer sont emportées par les flots en furie.

Haïti panse ses plaies, mais l'avenir s'annonce sombre, avec le spectre de la famine et du risque d'épidémie de choléra.

Par bonheur, le centre St Jean Bosco, construit selon les normes parasismiques, a bien résisté. Les enfants ont, par obligation, séché les cours pendant deux jours. Les rues de la ville transformées en torrents d'eau et de boue sont difficilement praticables.

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L'ouragan MATTHEW

Le 04 octobre 2016, il s'abat sur  Haïti et dévaste le département de la Grand'Anse et notamment la ville de Jérémie ainsi que les départements du sud et une bonne partie de l'ouest dont Petit-Gonâve.

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